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    Artisanat - Métaux, Bijoux et argenterie


    L’histoire de la bijouterie tunisienne remonte à l'aube de l'ère punique à laquelle elle emprunte plusieurs signes symboles et formes qui se retrouvent aujourd'hui encore dans les bijoux actuels.

    Cet artisanat séculaire a été enrichi de différents apports romain, byzantin, arabe, turc  et andalou qui ont modelé dans différents matériaux la parure de la femme de leur époque.

    Aujourd’hui, la distinction longtemps entretenue entre le bijou d’argent rural et le bijou d’or citadin s’est définitivement estompée. La variété des matériaux utilisés, la multiplication des centres de production et l’évolution des goûts a dépouillé la bijouterie de sa valeur symbolique pour n’en garder que sa valeur marchande.

    Certes des particularismes régionaux persistent et rappellent les origines de différentes parures mais ils ne sont plus l’exclusivité des artisans de telle ou telle région : parures de mariage, elles ont évolué avec cette institution dont le cérémonial se désacralise de plus en plus.

    La Rihana grande chaîne d’anneaux plats en or, le Skhab, chaîne d’or, d’argent et ambre. Les Khomsas, les Kholkhals anneaux de chevilles, les fibules accessoires de soutien de la Melia, les Khellas attestent la variété et la richesse de ces particularismes mais cèdent petit à petit à la génération de bijoux très prisés : bracelets en or, bagues en forme de losange incrusté de pierres semi-précieuses ou d’émaux, colliers modernisés et boucles à l’Européenne.

    Actuellement des designers et des artistes investissent le domaine de l’artisanat et innovent en proposant des bijoux de facture très moderne.

    Contrairement à la bijouterie qui évolue et perd sa valeur symbolique, l’argenterie tunisienne, si elle aussi perd ses fonctions, perpétue les mêmes objets et garde le même engouement chez la clientèle : ustensiles de luxe, bibelots et accessoires divers meublent et décorent les intérieurs modernes. La collection type est constituée d’un encensoir ( Mabkhara) un aspergeir (mrech) de poudriers stylisés, de peignes, de sabots, de coffrets (Kanawita) et des miroirs de toilette. Les techniques du repoussé et du filigrane rivalisent de beauté et proposent de menus autres objets à l’admiration des collectionneurs.

    Cet éventail s’élargit de plus en plus à des meubles, consoles, miroirs et fauteuils ou l’art de l’ébéniste est sollicité.

    Le fer forgé

    Comme pour les autres métiers d’art, cette technique dépasse les exigences fonctionnelles pour se transformer en moyen d’expression artistique.   
    Les ferronniers tunisiens, dont l’habilité est fort reconnue, ont par ailleurs toujours réagi avec beaucoup de mesure aux influences extérieures. Mais, c’est aux andalous qu’on attribue les formes gracieuses constituées de courbes et volutes (Zlabiya) et la décoration des portes cloutées devenue caractéristique du fer forgé tunisien. 
    De nos jours, les objets utilitaires ou décoratifs en fer forgé se sont adaptés aux tendances du marché.
    Un mariage heureux de matériaux (bois et fer forgé, verre soufflé et fer forgé) propose à la clientèle locale et touristique une gamme très variée de produits.
    En effet, de jeunes créateurs innovent et imposent un style proprement tunisien qui séduit le marché international.

    Le cuivre

    C’est au XVIIIème siècle que l’artisanat du cuivre a connu son âge d’or en Tunisie, notamment dans les grandes villes (Tunis, Sfax, Kairouan). Les objets en cuivre sont un élément important du trousseau de la mariée dans les familles citadines jusqu’à la moitié du XX siècle.
    Aujourd’hui, la ciselure se généralise et s’embellit d’incrustations de fil d’argent, notamment pour les plateaux en cuivre jaune

    Des chaudrons et marmites de cuivre rouge gardant apparentes les traces du martelage, et que l’on utilise comme cache pots. A l’instar des céramiques, des vases aux formes les plus variées tels les braséros, les bonbonnières, les vases à fleurs, sont recouvertes d’un émail vitreux aux couleurs chaudes comme le vert, le mauve et le miel, qui laisse transparaître un décor floral schématisé.

    Sources :
    - Artisanat tradition et modernité
    - Tradition et metiers d'art en Tunisie


    Date de création : 01/01/2009 @ 11:05
    Dernière modification : 02/01/2010 @ 13:48
    Catégorie : Artisanat
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